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gillabulle
Description du blog :
Ce blog va réunir des pensées contemporaines sur l'inutilité de l'homme face à la nature.
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
20.03.2007
Dernière mise à jour :
27.05.2007
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Une encre sèche (6/6)

Posté le 27.05.2007 par Gil de Bert
Une écriture peut devenir un partage de la sensibilité entre celui qui tient la plume envers l’autre qui pratique la lecture. Il y a une sorte d’échange qui s’exprime tout simplement dès lors que s’établit un lien très intéressant. La complicité associe toutes les idées quand chacun attache une importante valeur sur la définition des mots qui vont déterminer un authentique travail de la pensée. Le style d’une écriture est fonction de la facilité de pensée. Il ne suffit pas de poser en quelques lignes son approche d’une réflexion, il existe toujours une certaine appréhension. L’envie d’écrire est souvent confronté au syndrome de la page blanche. Le plus difficile est vouloir commencer un écrit et ne pas savoir le terminer, surtout pour une suite de propos qui se veut un essai philosophique, ne serait-ce pour soi-même. Une écriture est une fascination de l’esprit, elle entraîne tout un enchaînement de mots qui devient un exercice passionnant allant jusqu’à ne plus s’arrêter. Parfois, une écriture se pense en un seul instant. Celui qui fait de la petite poésie connaît ce moment délicieux où le thème s’écrit tout normalement et bien facilement comme pour poser une envolée de mots sur une simple feuille de papier, ce qui importe est dans la justesse d’une certaine beauté à vouloir déclamer une légèreté. Souvent, une écriture est un début avec une suite d’enchaînement qui se mélange et se confronte dans bien de propos et là commence un véritable travail d’écriture qui fait que le thème prévu devient tout autre, c’est le cas de beaucoup de poésies qui se construisent pour devenir une pensée. Il est certain que toute écriture demande du temps, ce sont des interminables instants consacrés à écrire, relire, corriger et surtout réécrire maintes et maintes fois jusqu’à avoir la sensation de croire en une finalité, rien n’est fini mais il le faut car une autre écriture attend.
Combien sont ceux qui se disent écrivains dès l’instant où leur livre est édité et même paru, est-ce le leur ? Peu importe. Il est dommage de se réclamer ce droit dès lors où tant d’autres ont vraiment eu ce titre par le mérite d’avoir créé des œuvres incontournables, même si par manque de culture ils ne sont pas lus. Il est rassurant de savoir que les étudiants parcourent les bibliothèques, lisent des livres d’auteurs mais, les études terminées, que devient la lecture et que devient la culture face à un public trop bien sollicité par tant de visuels largement ridicules. Que devient l’écriture quand tant d’écrivaillons contemporains viennent d’émissions en émissions vendre de promotions en promotions leurs éternelles confessions que d’aucuns ne lisent même pas. Les bibliothèques municipales s’emplissent de ces livres, il faut bien que les éditeurs fassent leur fortune et celle-ci se fait bien aisément au détriment de belles écritures.
Ne t’inquiètes pas Camus. Rassures-toi Fournier. Et vous Pagnol, Proust, Saint-Exupéry car même si Troyat est parti sans que notre monde ne le sache et l’honore, son œuvre lui survivra. Que de tralala incessant pour tous ces petits acteurs, chanteurs ! Désolé mais notre époque est bien pauvre de culture pour oublier la vraie valeur.
Une écriture n’est pas la satisfaction de caresser son ventre bien rempli ou de figer son ego sur l’étalage d’un rayon mal agencé de tant d’auteurs dont les noms ne sont que de promotions télévisuelles. Une écriture n’est pas pour une discussion de salon mais pour interroger tous ces auteurs d’un autre temps, ceux qui ont fait de l’écriture un art de la pensée. Où est la reconnaissance de tous ceux qui passent devant une vitrine sans ressentir le besoin de s’arrêter. Que celui qui s’arrête prenne son temps, il deviendra mon ami.


Une encre sèche (5/6)

Posté le 27.05.2007 par Gil de Bert
Pardon Toi, que je connais mais qui ne s’intéresse qu’à ce temps où le visuel a tué le temps d’apprendre, celui de la curiosité ! Pardon de prendre le temps et de bien le connaître, non pas dans des images virtuelles mais dans ce qui existe vraiment, toutes ces pensées de l’art, quelles qu’elles soient, excepté tout ce qui est extrémiste. Pardon à notre époque qui efface tant de passé ! Celui de l’homme qui possédait la dignité, enfin pas tous. Ceux qui n’ont transmis qu’un héritage d’argent ne m’intéressent nullement ! Pardon petit contemporain qui ne fait de l’art que pour devenir riche, riche tu es mais avec quel art ? Vulgaire monde de pipoles qui me fatiguent l’esprit par votre exubérante richesse à ne plus savoir quoi en faire ou juste pour inonder votre bêtise de champagne même que les bulles s’évaporent bien vite. Inutiles gens bien plus précieux que ceux qui jadis faisaient partie de la cour. Je vous ignore, oubliez-moi.
Pardon l'homme; plus tu parles moins on t'écoute, moins t'écris et mieux on se porte !
Quelle illusion que cette fausse valeur quand la réflexion ne se résume que par une simple discussion, sans grand intérêt. Quel brouhaha et sans aucune pause. Le silence devient un privilège, non pas pour ne rien dire mais pour être dans l’analyse d’une incompréhension de tous ces mots qui s’échappent presque dans la violence comme beaucoup de débats mal menés soit par la faute du présentateur soit par celle des mauvais interlocuteurs ou bien souvent des deux. Le summum de l’incompréhension est dans et surtout du fait d’une opposition qui bloque tout point de vue, dommage. Une discussion est trop souvent inachevée et met toujours dans l’embarras ceux qui ne discutent guère. Faut-il pour autant se taire ? Je ne le pense pas mais il est plus concret de pratiquer l’écriture si elle est en soi un prolongement de la pensée.
Comme tant de choses qui paraissent illusoires, l'essentiel d'une écriture n'est pas d'être lu mais bien dans le plaisir de l’écrire. Ce fut le cas de cette écriture, uniquement envoyée pour avoir trouvé le temps de l’écrire. Et comme le temps est à la pluie tout comme la solitude est à la réflexion quoi de mieux que de penser un peu.
Pardon moi qui ne restera que Moi, celui qui a cru en l’Homme mais qui, face à la réalité, a appris que le monde n’est dirigé que par la bêtise humaine, ce que d’aucuns aiment appeler l’argent. Est- ce donc l’argent qui dirige la pensée ? Celui qui a un sens de propriété ne pense pas comme celui qui ne possède rien. Celui qui est sous influence de la religion, quelle qu’elle soit, ne partage en aucun cas ce qu’il devrait pourtant communiquer dans la croyance du bonheur. Celui qui ne pense que par ses relations comment peut-il être lui-même ? Celui qui vit de certitude comment peut-il être de doute ? Celui qui discute à tort ou à raison comment le définir ? Tant d’individus sont à même d’être celui-là alors pourquoi et comment une discussion peut-elle aboutir ?
Une discussion devient plus grande quand elle est intérieure et elle devient sereine lorsque l’âme se l’approprie. Elle devient universelle dès lors où elle prend une forme d’écriture ? Elle devient une philosophie si l’on considère que chaque propos est une recherche de réflexion.

Une encre sèche (4/6)

Posté le 27.05.2007 par Gil de Bert
Il y a ceux qui sont convaincus que leur plaisir est dans leur passion et c'est très bien. Ce que je peux dire c'est que le plaisir est d'assouvir un désir, de le partager avec sa propre solitude qui est parfois dans la complicité d’un autre. Il n’est nul besoin de le transmette à ceux qui ont leur conviction, celle qui fait que la réussite est la conquête absolue de vouloir être reconnu, il faut être un génie pour être connu.
Rien, je n'attendrai jamais rien, même pas un merci. Pourquoi écrire puisque le facteur qui passe dans ma rue ne passe plus comme il passait avant, juste pour me saluer. Il passe uniquement pour me jeter qu’un seul mot : Rien. Bonne nouvelle me dis-je, sans plus. D'ailleurs, la réalité d'aujourd'hui ne fait plus partie de mon rêve. Il appartient désormais à une pensée qui m'a dit un jour que demain était fait pour un lendemain où seul le temps est avec moi, il s’appelle le présent. Dans le recul du temps qui donne à la pensée une toute autre idée de la vie, peut être une sagesse, la vérité du présent est qu'il faut le vivre et se le raconter bien tranquillement sachant que les autres n’ont pas le temps , enfin pas le même. il faut le connaître pour soi et le secret de mieux se connaître vient du regard qui se porte sur les autres. Il est surtout de se taire tout en sachant que l’essentiel ne peut être lu, vu, écouté et même, pourquoi pas, touché.
Pardon Hugo, ton oeuvre se résume aux Misérables! Pardon Léonard, ton prénom n'est que pour un sourire mystérieux ! Pardon Van Gogh, ta vie n'est que dans la couleur du Tournesol ! Pardon Saint Saens, ta vie est au Carnaval ce que la truite fut à Schubert ! Pardon Beethoven, ils t’ont pris ton Hymne que pour le pouvoir de certains ! Pardon Kessel, ton chant n’est chanté que par des hommes de pouvoir, glorieux chant d’un peuple qui lui fut fusillé ! Pardon Péguy, tu n’as même pas traversé la Marne parce qu’une balle de guerre a transpercé ce cœur que notre génération ne lit même pas ! Pardon Rouget de Lisle, ton chant ne s’entend que pour ceux qui parlent et qui promettent à tous les citoyens un avenir meilleur. Pardon Rimbaud, pour ne pas avoir connu le Dormeur si près de mon arbre, d’ailleurs s’il me faut aussi aller dormir pourquoi ne pas s’allonger car rester debout ne sert à rien ou juste pour devoir s’éveiller en se disant ne pas avoir le temps de regarder cet enfant qui dort encore ! Pardon Platon, si d’aucuns connaissent ton nom qui sont ceux qui osent prétendre connaître ta philosophie ! Pardon Rousseau, ton nom est dans la bouche de ceux qui te pensent sans avoir lu ton œuvre ! Pardon Marx, ton idéologie est toujours déformée par des ignares à la pensée individualiste ! Pardon Proudhon, ta réflexion n’est même pas dans les livres scolaires ! Pardon Mozart, quand beaucoup ne voit en toi qu’un enfant ! Pardon Molière, ton roi est toujours plus encensé et bien plus important ! Pardon La Fontaine, tes fables ne sont lues que pour l’éveil des enfants qui ne comprennent pas plus que les adultes ! Pardon Chénier, ta jeune tête guillotinée reste moins célèbre qu’une certaine reine ! Pardon tous les anonymes qui ont fait de leur vie une raison d’exister pour le bien et la liberté, vous qui restez à jamais dans l’ombre ! Pardon les oubliés, les inconnus qui ont fait de votre vie une existence pour nous transmettre une pensée ! Pardon, mille fois pardons, à tous les Gavroches, votre jeune âge est la lâcheté des hommes qui s’amusent à vouloir le pouvoir à n’importe quel prix, quelle gloire ? Pardon à Tous, vous qui voulurent faire que notre existence soit plus riche de culture, plus belle de vérité, plus grande de liberté, plus juste d’égalité et plus forte de fraternité ! Pardon de ne pas pouvoir tous vous citer mais en moi vous vivez. Même toi, mon enfant.

Une encre sèche (3/6)

Posté le 22.05.2007 par Gil de Bert
Chacun part dans une direction ou même les vrais amis n’ont pas plus de place que ceux qui ne sont que des relations d’un instant vécu. L’oisiveté commence dès lors ou l’on passe à autre chose, à une autre lecture sans avoir bien lu. Rien n’est essentiel et combien de courriers sont lus ou simplement regardés. Tant de messages sont jetés sauf ceux, dits de ses propres amis, d’une certaine publicité professionnelle, de propos recueillis pour exécuter un travail quand d’aucuns se disent responsables, de tant d’un ridicule humoristique qui fait rire que ceux qui applaudissent parce que le voisin applaudi, enfin celui qui lui correspond.
Que cette personne fasse ce qu'elle veut, d'ailleurs c'est pour cela qu'il existe deux sortes d'écriture ; celle qui parle pour satisfaire le besoin d'une connaissance au ras des pâquerettes et celle qui peut choquer l'esprit pour ce que l'écriture est profonde et intellectuelle, ce qui n’est pas le cas de ma plume restant au plaisir d’une simple écriture faite pour ce qu’elle est. Mon écriture n'est ni l'une ni l'autre, elle est un encouragement de mon expression qui me donne un plaisir énorme dans le simple fait que j'ai eu à l'écrire. Quelle soit lue ou jamais, là n'est pas l'essentiel. Elle n'est pas pour flatter un ego dans ce que les autres vont en faire, non, elle est un plaisir plus qu'égoïste parce qu'elle persiste à vouloir taper sur un clavier ou voir l'étonnement du cheminement très indépendant de l'encre de ma plume.
Ce qui est lu est bien si on veut le lire. Ce qui n'ai pas lu est aussi bien. Une écriture, je le répète, reste une satisfaction, elle est en soi et tout ce qui vit en soi doit être une vérité à la beauté. Jamais, elle devient une compréhension d’un autre esprit parce que lire est déjà comprendre le pourquoi de toute écriture. Rien ne sert de déclamer tel poème ou telle prose si l’on ne connaît nullement la raison de celui qui en fut l’auteur, dans un instant fait d’échange avec son âme et ses propres mots. Le seul inconvénient, dans ce qui n'a jamais été lu, est de donner à l’écriture ce qui ne sera jamais expliquer, comme aurait pu dire Krisnamurti.
En cela combien de vrais penseurs sont oublier, combien de vrais créateurs sont ignorés et je pense qu’ils furent tous à la recherche de la vérité. Elle ne s’expliquera jamais dès lors ou tant de mensonges sont encore enseignés. Ignorés ou oubliés, où est la différence ? Uniquement dans un vouloir de ne rien dire et ne rien dire est déjà ne pas mentir, c’est simple, et depuis que le monde existe combien d’erreurs bien voulues font que la vie est pour beaucoup un acte religieux, c’est encore plus simple. Une écriture est une pensée faite pour donner à l’enfant qui naîtra une connaissance de ce qui fut, de ce qui est et j’espère de ce qui sera un jour, l’humanité.
Une écriture est faite du reflet d'une société. Ecrire est une réalité sans violence, bien que les mots doivent avoir plus de force que toutes ces armes inutiles et destructrices. Le simple geste de tirer sur un animal est déjà le signe d’une cruauté. S’entre-tuer n’est que pour le pouvoir de certains et le pouvoir est encore présent dans un monde où le faste ne fait rêver que ceux qui n’ont rien, mais le rêve est bien triste tant la croyance reste le pardon de l’existence.

Une encre sèche (2/6)

Posté le 22.05.2007 par Gil de Bert
L’écriture est un acte éprouvant car je considère que rien n’est fini tant qu’il y a des ratures ou des phrases qui demandent à être explicitées. Elles existent et c’est la raison de sa propre confrontation qui permet d’aller plus au-delà des moindres mots qui s’additionnent dans un jet que seule la spontanéité autorise. Elles sont nécessaires au développement de l’esprit. Tout point de vue sur telle opinion doit se justifier par une recherche intelligente et non par une certitude sans preuve. Il est absurde d’affirmer que tel ou tel système est meilleur que l’autre sachant que les deux sont faits pour l’acquisition du pouvoir et son confort personnel. Même si une écriture se fait naturellement, il est une nécessité de mieux chercher à simplifier ses propos et c’est en cela que toute écriture devient autre. Tout peut changer bien qu’une écriture est une suite de pensées. C’est sa richesse puisque dans chaque terme est une contradiction mais elle demeure en elle. Une discussion ne peut être bien menée qu’à la seule condition d’être à l’écoute de l’autre, ce qui est rarement le cas. Toutes discussions sont faites de mots qui s’envolent et comme l’homme oublie, il ne peut guère développer le fil de sa pensée. Une discussion est trop faite de coupure de paroles, donc d’un changement de sujet provoqué au hasard d’un mot perçu par l’autre et qui entraîne une autre discussion, l’ancienne reste sans finalité, ce qui est parfois un bien sauf pour le développement d’une pensée. Mais est-ce que la discussion doit être une pensée ? Personnellement, je pense que oui même si parler du temps est aussi nécessaire pour apprendre à réfléchir et je donne du temps au temps. Toutes convictions d’hier sont-elles les mêmes que celles d’un lendemain ? Pour avoir tant écouté, j’en doute et c’est le principe du caméléon !
Que celle ou celui qui ne lit pas tout ou qui n'a jamais bien lu, sache qu'au bout de cette lecture, il n'existe pas grand chose d'intéressant, si ce n'est que trois fois rien ou juste des mots qui vont vers une fin d'écriture !
Si la lecture passionne, continuez-là. Si elle paraît longue et bien ennuyeuse passez au temps précieux, celui qui est en soi. Pour chacun, il est bien différent et très dépendant d’un quotidien personnel. Il est important ce temps si précieux aux yeux des autres, sauf que plus tard ce temps consacré à la vie de chaque jour devient une perte de temps s’il ne l’est pas déjà dans un temps bien mal occupé. Ce temps, parfois consacré à ses amis, à ses relations de travail ou à ses propres occupations familiales faites de secondes accélérées, nous laisse un jour au regret de l’avoir perdu. Ce temps perdu est trop souvent dans des détails d’une inoccupation que d’aucuns appellent une détente au regard d’émissions télévisuelles sans grandes réflexions. La culture repose, le loisir est nécessaire et la télévision abruti le cerveau. Quand il est permis de vieillir on s’aperçoit que tant de choses sont passées et, un jour, il ne se passe plus rien. Le temps le plus précieux est celui de la sagesse, celle qui grandit si le temps du passé fut de grandes passions. La lecture, l’écriture, la musique, la danse ou tout ce qui appartient à l’art donne un développement essentiel à la pensée. Le sport ou le loisir ne sont que pour un entretien corporel et un corps reste un corps. Une pensée se doit d’aller même au-delà de la postérité. Elle demeure en nous tout comme peuvent rester toutes les personnes qui ont fait et qui font encore que notre existence est un hasard que seule la nécessité apporte une espérance de croire que toujours la vie est faite de pensées.

Une encre sèche (1/6)

Posté le 22.05.2007 par Gil de Bert
L’écriture est en soi un équilibre bien plus surprenant et bien plus sain qu’une puérile discussion sans d’autres arguments que ceux pris dans des propos recueillis aux éternelles rengaines de ces fréquentations, qu’elles soient celles de son univers dit de travail ou, bien plus souvent, celles très médiatiques d’une sorte de télévision. Les pensées émises par le contexte de la persuasion d’un entourage au confort individualiste et très proche d’une éducation reçue sont toujours celles des autres. Il est évident qu’un héritage, quelqu’il soit, est toujours plus avantageux pour acquérir une notoriété que de l’obtenir par soi-même. Les opinions trop forgées finissent par s’enfermer dans d’inutiles discussions quand toute personne, bien convaincue de sa personnalité, s’enfonce dans la certitude que la vérité est la sienne.
L’écriture permet, bien plus calmement, de se confronter avec soi-même. Elle devient une difficulté à vouloir bien poser sur le papier la vision de sa pensée, surtout elle reste écrite. L’écriture est souvent un conflit d’expressions qui se reformulent sans cesse allant jusqu’à chercher ce qui est plus juste et mieux adapté à sa pensée. Toute personne qui écrit se doit de trouver tous ces mots qui s’enchaînent inlassablement dans son esprit. C’est souvent un fouillis, pourtant bien rangé, mais qui est plus facile à dire qu’à écrire. Lors de l’écriture, il faut pouvoir mettre les mots dans le même ordre sans pour autant les poser définitivement, tel qu’ils sont ressentis à la va-vite sur le papier. L’écriture devient un travail bien plus difficile qu’une envolée de mots qui se perdent dans toute écoute. J’ai aimé parler et j’ai parlé des jours et des nuits entières, pourquoi ? Pour le plaisir d’exprimer une pensée mais que devient l’écoute lorsqu’on sait que pour certains c’est refaire le monde, expression souvent entendue et bien inutile dès lors que les mots sont voulus pour exprimer une pensée. J’ai aimé parler et, maintenant, je me tais. Je n’ai nul besoin d’exprimer mes petites pensées à celles et ceux qui n’écoutent pas plus qu’ils s’écoutent eux-mêmes. Je n’ai plus la satisfaction de dire mais celle d’écrire car au moins l’écrit reste même s’il n’est pas lu, un jour vient où un enfant naîtra et il trouvera. L’écriture reste la confrontation de sa pensée et non sous l’influence de celle des autres. Elle est un recul envers soi et elle permet d’approfondir sa réflexion. Un échange d’idées n’est appréciable que lors d’une vraie rencontre d’esprit sans rechercher de contradictions systématiques. Un échange d’idées est non pour se satisfaire mais pour avancer dans une pensée construite pour le bien-être de chacun et en particulier des autres. Etre en contradiction continuelle finit toujours soit par une soumission ou un abandon, je préfère l’abandon. Nul ne devient un sage sans en avoir compris l’écoute de tant de promesses jamais tenues et en quoi que ce soit. La promesse d’un jour n’est jamais la grandeur des lendemains. La seule complicité ne peut être acquise que par ma plume et, en aucun cas, elle est une sorte de prétention de ma part mais une affirmation de ce que je ressens et, comme tout ce qui m’anime, il est une nécessité de le croire donc de le penser.

L'homme et l'oubli

Posté le 22.05.2007 par Gil de Bert
L’homme oublie, c’est un fait ! Il oublie, même bien trop souvent, ce qu’il a dit peu de temps avant, et, surtout, ce qu’il fut avant ! Quelle que soit la détermination à obtenir le confort qu’il contestait hier, quand il le possède il en oublie que d’autres luttent encore et par la même contestation qu’il avait lui-même! Rien ne s’acquiert avec honneur quand la possession est devenu le renoncement de sa personnalité. Ce sont les pensées qui font l’homme, et non la notoriété !
L’homme oublie , certes. Tout simplement parce qu’il est le reflet de ce qu’il est en réalité, un individu qui joue le rôle de l’importance, pensant que sa discussion est faite pour séduire ses relations personnelles. Il est celui que les autres sont aussi, un simple reflet d’une société en décadence intellectuellement. C’est la prétention qui veut ça ! Toujours, il invitera d’abord celui qu’il rencontre, parce qu’il le fréquente dans un univers qui se créé par le relationnel de son travail et de par sa position sociale. Il est devenu celui qui oublie où est le principal intérêt de la vie, qui est tout simplement la vie en elle-même. Ce n’est que plus tard qu’il s’apercevra que son intimité est, peut-être, plus forte avec celui qu’il disait ne plus connaître parce que sa position sociale ne lui permettait plus d’être en accord avec la réalité d’un peuple. La relation la plus sincère et la plus digne de confiance est souvent due au hasard des rencontres, et elle est obligatoirement celle du cœur.
L’homme oublie, c’est bien dommage pour lui ! Il n’est fait que d’un instant et il l’ignore. Bien souvent, il ne se soucie que de son propre destin ! Il ne vit que de fréquentations, dites de flatteries, parce qu’il a peur d’être seul, parce qu’il ne réfléchit pas plus ou tout simplement parce qu’il ne pense qu’à son besoin égoïste. Il n’est grand que de par son insuffisance, celle qui le montre plus important qu’il n’est pour n’avoir rien d’autres à dire que sa grande préciosité de par ses propos, si tant soit peu son parler est comme celui des autres, ceux qui ne comprennent pas. Il espère justement des autres ce que les autres attendent de lui, un hommage de sa réussite sociale !
L’homme oublie et, devant tout ce beau petit monde, qui se veut très mondain de nos jours, je ne l’envie pas, il m’ennuie. Rien que de le savoir prisonnier d’une certaine pensée qui est devenu le monopole de la confession, où chacun vient vendre son état d’âme, car chacun parle de trop de ce que l’homme est devenu, une célébrité de télévision bien médiocre, entre autre. Je laisse aux vaniteux le besoin de montrer leur nécessité d’être reconnu par toute cette meute médiatique, cette approche de cette reconnaissance m’indiffère totalement. C’est parfait, autour de moi le vide est immense. Je l’ai voulu, et c’est mieux ainsi. En moi, il y a tellement de personnages que j’en oublie où est celui qui m’attendait pour devenir mon ami, même mon confident. La richesse du sentiment est souvent en soi et près de soi. Rechercher l’amitié, c’est déjà ne jamais la rencontrer. Elle est rare. L’amitié, celle qui est sincère, et qui dure sans vouloir la retenir, n’existe que si, d’abord en soi, nous n’avons rien à attendre d’un autre, que le seul partage d’une réflexion. Quand les conflits existent, tout est vain de croire à la faute de l’autre et, toujours, ils viennent à cause de l’argent, du pouvoir, des religions, du sexe ou d’autres ridicules bêtises qui font que l’homme est le constat d’un oubli. Dès que cet homme se pose la question de savoir qui il doit inviter, qui il doit côtoyer, et, souvent, parce qu’il oublie lui-même qu’il n’est pas mieux que celui qui oublie, il devient cette ridicule marionnette de la société des inutiles. A force d’oublier, l’homme interrompt le dialogue. Il ne se connaît même plus, et pourtant il n’y a rien de mieux que d’être sincère, digne et simple. Dans l’indifférence, et à fortiori dans un égoïsme, il n’y a pas plus d’amitié que de famille, juste une relation faite pour la complaisance. Posséder une famille, c’est posséder ce qu’il n’y a pas à chercher. Pour cela, il faut aussi se connaître, et pour se connaître il ne faut pas se convaincre par l’excuse de ne plus rencontrer ceux qui furent jadis connus. C’est triste ! Il est une vérité, celle que, quand toute personne qui se rencontre, même sans se voir plus souvent, possède ce qu’il y a de plus vrai, la spontanéité de déjà se revoir ! S’il n’y a plus rien à se dire, c’est que l’homme n’a, lui-même, rien de plus que l’autre. Triste réalité !

Propos en vrac pour une simple réflexion

Posté le 26.03.2007 par Gil de Bert
L'argent est-il une nécessité? La pensée est-elle nécessaire? La liberté est-elle un besoin? L'Homme est-il éternel? Mon propos est-il une réflexion?
Pour l'argent, c'est toute une hypocrisie. Dans un système où le troc est une évidence, il est bien d'en avoir et uniquement pour suffire au besoin de la vie. L'existence est trop chère pour celui qui n'a guère de possibilités d'avoir de quoi vivre. L'inégalité des chances est inadmissible pour une société qui se dit humanitaire ou prétend l'être. Un toit et de quoi se nourrir suffisent pour commencer un bonheur! Le complément est au luxe de beaucoup qui ont le privilège du gâchis indécent par tant de détritus festifs venant satisfaire leurs nécessités de la propriété. Le monde est ainsi fait par eux et pour eux.
Pour la pensée, c'est toute une autre éducation. Elle est un enrichissement de l'esprit et elle développe la réflexion. Surtout, elle donne à l'individu ce qu'il y a de plus grand dans la vie par la rencontre de l'écriture et de la lecture. Etre libre de penser, c'est affirmer ses opinions. Quand on aime écrire, c'est déjà donner à lire. Quand on aime lire, on aime partager ses joies avec d'autres personnes qui lisent aussi. Quand on aime la musique, c'est aussi regarder venir chaque saison et devoir l'exprimer dans une simple poésie. La culture est la grande communication de l'esprit et elle est bien plus enrichissante que parler de l'argent et de ces futilités de devoir posséder les objets tant convoités par ceux qui ont justement l'argent. La pensée est une liberté qui n'a pas de propriétaire.
Pour la liberté, c'est toujours le combat de chaque jour. L'homme de pouvoir se veut de la conquérir pour une domination de son propre besoin. L'Homme qui ne se bat pas est déjà un prisonnier de tout système.
Pour clore mon petit propos, il est un conseil que je prononce à l'Homme. Pour garder sa personnalité, il faut de l'argent pour subvenir à ses besoins, il faut lire pour acquérir une connaissance de ce qui fait la pensée et regarder autour de soi pour avoir sa propre perception des choses qui nous entourent. La liberté est le regard que l'Homme doit poser sur lui-même et pour cela il n'est nul besoin de conquérir le monde. Toutes révolutions viennent parce qu'un peuple a faim et, donc il est opprimé.
Tout se résume dans un aberrant propos que j'entends bien trop souvent : il faut sauver la planète !
Nul doute que cela est nécessaire. Mais c'est l'homme qui la détruit, donc c'est bien l'Homme qu'il faut sauver s'il veut continuer son aventure terrienne. Notre belle planète bleue, elle continuera sa ronde universelle dans un système planétaire où l'homme n'a pas forcément sa place. Elle tournera sans nous.
Etrange que l’homme soit le seul à se croire utile à la vie ?
Ce qu’il construit est trop souvent fait pour une destruction de la terre qui, immanquablement, fera de l’homme un oubli.
L’homme a structuré l’existence sur le seul fait du pouvoir. Il veut posséder plus que ce qu’il lui faut, la richesse, le luxe, le confort et même sa propre vanité de s’imaginer immortel.
Quelque soit l’animal, la relation avec la nature, qui l’environne, n’est que pour survivre et il le fait avec intelligence !


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