L’écriture est un acte éprouvant car je considère que rien n’est fini tant qu’il y a des ratures ou des phrases qui demandent à être explicitées. Elles existent et c’est la raison de sa propre confrontation qui permet d’aller plus au-delà des moindres mots qui s’additionnent dans un jet que seule la spontanéité autorise. Elles sont nécessaires au développement de l’esprit. Tout point de vue sur telle opinion doit se justifier par une recherche intelligente et non par une certitude sans preuve. Il est absurde d’affirmer que tel ou tel système est meilleur que l’autre sachant que les deux sont faits pour l’acquisition du pouvoir et son confort personnel. Même si une écriture se fait naturellement, il est une nécessité de mieux chercher à simplifier ses propos et c’est en cela que toute écriture devient autre. Tout peut changer bien qu’une écriture est une suite de pensées. C’est sa richesse puisque dans chaque terme est une contradiction mais elle demeure en elle. Une discussion ne peut être bien menée qu’à la seule condition d’être à l’écoute de l’autre, ce qui est rarement le cas. Toutes discussions sont faites de mots qui s’envolent et comme l’homme oublie, il ne peut guère développer le fil de sa pensée. Une discussion est trop faite de coupure de paroles, donc d’un changement de sujet provoqué au hasard d’un mot perçu par l’autre et qui entraîne une autre discussion, l’ancienne reste sans finalité, ce qui est parfois un bien sauf pour le développement d’une pensée. Mais est-ce que la discussion doit être une pensée ? Personnellement, je pense que oui même si parler du temps est aussi nécessaire pour apprendre à réfléchir et je donne du temps au temps. Toutes convictions d’hier sont-elles les mêmes que celles d’un lendemain ? Pour avoir tant écouté, j’en doute et c’est le principe du caméléon !
Que celle ou celui qui ne lit pas tout ou qui n'a jamais bien lu, sache qu'au bout de cette lecture, il n'existe pas grand chose d'intéressant, si ce n'est que trois fois rien ou juste des mots qui vont vers une fin d'écriture !
Si la lecture passionne, continuez-là. Si elle paraît longue et bien ennuyeuse passez au temps précieux, celui qui est en soi. Pour chacun, il est bien différent et très dépendant d’un quotidien personnel. Il est important ce temps si précieux aux yeux des autres, sauf que plus tard ce temps consacré à la vie de chaque jour devient une perte de temps s’il ne l’est pas déjà dans un temps bien mal occupé. Ce temps, parfois consacré à ses amis, à ses relations de travail ou à ses propres occupations familiales faites de secondes accélérées, nous laisse un jour au regret de l’avoir perdu. Ce temps perdu est trop souvent dans des détails d’une inoccupation que d’aucuns appellent une détente au regard d’émissions télévisuelles sans grandes réflexions. La culture repose, le loisir est nécessaire et la télévision abruti le cerveau. Quand il est permis de vieillir on s’aperçoit que tant de choses sont passées et, un jour, il ne se passe plus rien. Le temps le plus précieux est celui de la sagesse, celle qui grandit si le temps du passé fut de grandes passions. La lecture, l’écriture, la musique, la danse ou tout ce qui appartient à l’art donne un développement essentiel à la pensée. Le sport ou le loisir ne sont que pour un entretien corporel et un corps reste un corps. Une pensée se doit d’aller même au-delà de la postérité. Elle demeure en nous tout comme peuvent rester toutes les personnes qui ont fait et qui font encore que notre existence est un hasard que seule la nécessité apporte une espérance de croire que toujours la vie est faite de pensées.