Chacun part dans une direction ou même les vrais amis n’ont pas plus de place que ceux qui ne sont que des relations d’un instant vécu. L’oisiveté commence dès lors ou l’on passe à autre chose, à une autre lecture sans avoir bien lu. Rien n’est essentiel et combien de courriers sont lus ou simplement regardés. Tant de messages sont jetés sauf ceux, dits de ses propres amis, d’une certaine publicité professionnelle, de propos recueillis pour exécuter un travail quand d’aucuns se disent responsables, de tant d’un ridicule humoristique qui fait rire que ceux qui applaudissent parce que le voisin applaudi, enfin celui qui lui correspond.
Que cette personne fasse ce qu'elle veut, d'ailleurs c'est pour cela qu'il existe deux sortes d'écriture ; celle qui parle pour satisfaire le besoin d'une connaissance au ras des pâquerettes et celle qui peut choquer l'esprit pour ce que l'écriture est profonde et intellectuelle, ce qui n’est pas le cas de ma plume restant au plaisir d’une simple écriture faite pour ce qu’elle est. Mon écriture n'est ni l'une ni l'autre, elle est un encouragement de mon expression qui me donne un plaisir énorme dans le simple fait que j'ai eu à l'écrire. Quelle soit lue ou jamais, là n'est pas l'essentiel. Elle n'est pas pour flatter un ego dans ce que les autres vont en faire, non, elle est un plaisir plus qu'égoïste parce qu'elle persiste à vouloir taper sur un clavier ou voir l'étonnement du cheminement très indépendant de l'encre de ma plume.
Ce qui est lu est bien si on veut le lire. Ce qui n'ai pas lu est aussi bien. Une écriture, je le répète, reste une satisfaction, elle est en soi et tout ce qui vit en soi doit être une vérité à la beauté. Jamais, elle devient une compréhension d’un autre esprit parce que lire est déjà comprendre le pourquoi de toute écriture. Rien ne sert de déclamer tel poème ou telle prose si l’on ne connaît nullement la raison de celui qui en fut l’auteur, dans un instant fait d’échange avec son âme et ses propres mots. Le seul inconvénient, dans ce qui n'a jamais été lu, est de donner à l’écriture ce qui ne sera jamais expliquer, comme aurait pu dire Krisnamurti.
En cela combien de vrais penseurs sont oublier, combien de vrais créateurs sont ignorés et je pense qu’ils furent tous à la recherche de la vérité. Elle ne s’expliquera jamais dès lors ou tant de mensonges sont encore enseignés. Ignorés ou oubliés, où est la différence ? Uniquement dans un vouloir de ne rien dire et ne rien dire est déjà ne pas mentir, c’est simple, et depuis que le monde existe combien d’erreurs bien voulues font que la vie est pour beaucoup un acte religieux, c’est encore plus simple. Une écriture est une pensée faite pour donner à l’enfant qui naîtra une connaissance de ce qui fut, de ce qui est et j’espère de ce qui sera un jour, l’humanité.
Une écriture est faite du reflet d'une société. Ecrire est une réalité sans violence, bien que les mots doivent avoir plus de force que toutes ces armes inutiles et destructrices. Le simple geste de tirer sur un animal est déjà le signe d’une cruauté. S’entre-tuer n’est que pour le pouvoir de certains et le pouvoir est encore présent dans un monde où le faste ne fait rêver que ceux qui n’ont rien, mais le rêve est bien triste tant la croyance reste le pardon de l’existence.