Pardon Toi, que je connais mais qui ne s’intéresse qu’à ce temps où le visuel a tué le temps d’apprendre, celui de la curiosité ! Pardon de prendre le temps et de bien le connaître, non pas dans des images virtuelles mais dans ce qui existe vraiment, toutes ces pensées de l’art, quelles qu’elles soient, excepté tout ce qui est extrémiste. Pardon à notre époque qui efface tant de passé ! Celui de l’homme qui possédait la dignité, enfin pas tous. Ceux qui n’ont transmis qu’un héritage d’argent ne m’intéressent nullement ! Pardon petit contemporain qui ne fait de l’art que pour devenir riche, riche tu es mais avec quel art ? Vulgaire monde de pipoles qui me fatiguent l’esprit par votre exubérante richesse à ne plus savoir quoi en faire ou juste pour inonder votre bêtise de champagne même que les bulles s’évaporent bien vite. Inutiles gens bien plus précieux que ceux qui jadis faisaient partie de la cour. Je vous ignore, oubliez-moi.
Pardon l'homme; plus tu parles moins on t'écoute, moins t'écris et mieux on se porte !
Quelle illusion que cette fausse valeur quand la réflexion ne se résume que par une simple discussion, sans grand intérêt. Quel brouhaha et sans aucune pause. Le silence devient un privilège, non pas pour ne rien dire mais pour être dans l’analyse d’une incompréhension de tous ces mots qui s’échappent presque dans la violence comme beaucoup de débats mal menés soit par la faute du présentateur soit par celle des mauvais interlocuteurs ou bien souvent des deux. Le summum de l’incompréhension est dans et surtout du fait d’une opposition qui bloque tout point de vue, dommage. Une discussion est trop souvent inachevée et met toujours dans l’embarras ceux qui ne discutent guère. Faut-il pour autant se taire ? Je ne le pense pas mais il est plus concret de pratiquer l’écriture si elle est en soi un prolongement de la pensée.
Comme tant de choses qui paraissent illusoires, l'essentiel d'une écriture n'est pas d'être lu mais bien dans le plaisir de l’écrire. Ce fut le cas de cette écriture, uniquement envoyée pour avoir trouvé le temps de l’écrire. Et comme le temps est à la pluie tout comme la solitude est à la réflexion quoi de mieux que de penser un peu.
Pardon moi qui ne restera que Moi, celui qui a cru en l’Homme mais qui, face à la réalité, a appris que le monde n’est dirigé que par la bêtise humaine, ce que d’aucuns aiment appeler l’argent. Est- ce donc l’argent qui dirige la pensée ? Celui qui a un sens de propriété ne pense pas comme celui qui ne possède rien. Celui qui est sous influence de la religion, quelle qu’elle soit, ne partage en aucun cas ce qu’il devrait pourtant communiquer dans la croyance du bonheur. Celui qui ne pense que par ses relations comment peut-il être lui-même ? Celui qui vit de certitude comment peut-il être de doute ? Celui qui discute à tort ou à raison comment le définir ? Tant d’individus sont à même d’être celui-là alors pourquoi et comment une discussion peut-elle aboutir ?
Une discussion devient plus grande quand elle est intérieure et elle devient sereine lorsque l’âme se l’approprie. Elle devient universelle dès lors où elle prend une forme d’écriture ? Elle devient une philosophie si l’on considère que chaque propos est une recherche de réflexion.